Soyons honnêtes, je suis une personne (très) ambitieuse.

Dernièrement, j’ai réalisé une chose fondamentale pour mon évolution personnelle.

Je vous la partage, car je pense que cela vous aidera.

Mais avant de tout vous dévoiler, commençons par le début.

« Ester, le job idéal n’existe pas »

« Ester, avec autant de critères tu vas finir vieille fille »

« Ester, n’es-tu pas trop exigeante ? ».

Voilà le genre de phrases que j’entendais à longueur de journée….

Je pense que ça a commencé au collège.

À ce moment-là, j’étais entourée de personnes qui visaient la moyenne.

Et moi j’étais déjà en mode : non mais ne déconnez pas !?

On va pas se contenter d’un 10/20. Dix c’est pour les perdants.

Visons un petit 18 voir un 19. Mon ambition était déjà présente. 

Souvent, je n’y arrivais pas mais au moins j’avais ce cap.

L’histoire ne s’est pas arrêtée là.

J’ai caché mon ambition 

J’ai toujours visé l’excellence dans tous les domaines de ma vie.

Sauf qu’en public je ne l’assumais pas.

Personne n’aime les premiers de la classe et mes bizarreries effrayaient 90% des gens que je rencontrais.

Du coup, j’ai camouflé mon ambition, ma curiosité et mon côté très intello.

J’ai essayé de rentrer dans le rang de la « moyenne ».

Pendant des années, j’ai même cru que c’était la solution pour mieux vivre.

Me contenter d’une vie pas si mal et pour vivre heureux, vivons cachés.

Quand j’ai lancé l’activité, j’avais ce mindset : ne pas viser trop haut, juste ce qu’il faut pour couvrir mes frais et continuer à apprendre.

Et puis, lors d’un échange avec une cliente, elle me dit : 

« Ester, tu es une Ferrari déguisée en 4L »

Au début, je ne savais pas trop comment le prendre. 

Mais venant d’elle, je savais que c’était un compliment.

La suite est plus intéressante :

« Tu m’as poussée pour que je me dévoile dans ma com’, qu’est-ce qui t’empêche d’être toi ? »

L’avantage quand on travaille pour des coachs, c’est que chaque échange se transforme en séance.

J’ai été forcée de creuser la chose.

J’ai ouvert une boite de Pandore !

Au début, je voyais une grande marre avec plusieurs nénuphars.

Ces nénuphars étaient mes symptômes : manque de confiance, peur de l’échec, peur du manque ….

Les symptômes c’est bien, mais ils ne nous disent rien sur la cause sous-jacente.

Or, si vous ne traitez pas la racine de la racine, vous mettez un pansement sur une jambe en bois.

La racine de la racine : ma croyance sur ce qu’était une femme ambitieuse.

Qu’est-ce qu’une femme ambitieuse ? 

L’image de la femme ambitieuse dans notre société c’est une personne qui :

  • écrase les autres pour réussir,
  • rejette ses émotions,
  • est égoïste et égocentrée.

Vous trouvez que j’exagère ?

Regardez la reine des glaces !

Freya, la Reine des Glaces a créé un royaume où elle est crainte de son peuple.

Elle bâtit une armée pour éliminer l’amour.

Honnêtement, qui veut devenir Freya ?

Pas moi.

Il reste que mettre le doigt sur cette racine de la racine a été une grande étape !

Mais le travail ne s’arrête pas là, car cette croyance créait une dissonance.

Une partie de mon cerveau disait :  » Ester – vise les étoiles ».

Une autre : « Ester – contente-toi d’une vie pas si mal ».

La tension énergétique était trop forte, ce qui entraînait des pensées négatives.

Une musique qui tournait en boucle avec des paroles mélodramatiques comme :

– tu ne vas pas y arriver,

– à force de viser trop haut, tu vas te retrouver au ras des pâquerettes…

Vous voyez l’idée.

J’étais une cocotte-minute qui allait exploser. 

J’ai donc décidé d’éteindre le gaz et de m’attaquer au vrai problème : adoucir cette croyance.

Et progressivement, j’ai pris conscience de cette chose fondamentale dont je vous parlais au début.

Le problème, ce n’est pas l’ambition.

Le problème, ce n’est pas l’excellence.

Le problème, ce n’est même pas le regard des autres.

Le problème, c’était moi et mes fausses croyances.

Malheureusement, on ne peut pas voir ce qu’on ne veut pas voir.

D’où l’importance de se faire accompagner. 

Parce qu’être une femme ambitieuse ça peut aussi vouloir dire contribuer à créer le changement dont nous avons besoin.

Et pour cela, nul besoin :

– d’écraser les autres,

– de rejeter sa sensibilité,

– de se transformer en Freya

Par contre, mon expérience m’a appris qu’il faut assumer qui nous sommes.

Parce que tôt ou tard, qu’on le veuille ou non, ce qu’on rejette nous revient

Et puis, ce n’est peut-être pas vos standards qui sont trop élevés

mais ceux des autres qui sont trop bas !

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