« Ester, crois-tu que je devrais ouvrir un compte Pinterest ? Dans ma formation de marketing digital, ils conseillent vraiment d’ouvrir un compte pour promouvoir ses oeuvres ! »

Voici la question de ma cliente Lucie.

Lucie a passé 6 mois à se former au marketing.

Elle a appris beaucoup de choses, mais elle se sent perdue.

Elle a l’impression qu’il faut être partout.

Elle se demande quand est-ce qu’elle trouvera le temps de tout faire !

Elle a l’impression qu’elle n’y arrivera jamais.

En plus le SEO, elle déteste ça.

Cela bloque son écriture, elle essaye des choses, mais elle se lasse.

Le pire c’elle qu’elle ne voit pas de résultat tangible sur son activité.

Elle a l’impression d’être Don Quichotte et de combattre des moulins à vent.

Elle a vraiment besoin d’un regard externe. C’est là que j’interviens. J’analyse toute sa stratégie digitale.

Puis, avant de fixer les objectifs, nous posons les bases :
Quel est son message ?
– Qui est son public ?
– Où aiment-ils aller ?
– Qu’est-ce que elle aime faire ?
– Qu’est-ce qui lui donne de l’énergie ?
– Qu’est-ce qui lui demande le moins de temps ?

Peu à peu, il y a moins de noeuds dans sa pelote de laine.

Mois après mois, sa stratégie est plus claire.

Elle avance sereinement tout en préservant sa créativité.

Elle a de plus en plus d’échanges avec son public et une communauté fidèle.

C’est d’ailleurs avec joie qu’elle m’annonce ses premières ventes en ligne :

– « Ester – c’est la première fois que des inconnus achètent mes oeuvres. »

Ils sont touchés par son message, ses mots et sa façon de l’incarner !

– « Ester – tu es une magicienne ! »

Non Lucie, je ne suis pas une magicienne, tu es une artiste incroyable ! Je n’ai fait que canaliser ton énergie pour l’orienter vers l’amour et l’efficacité.

Comment est-ce que j’ai fait ?

Nous avons revu sa stratégie à partir de 4 questions  : 

1. Où ai-je le plus de conversations avec ceux que je veux aider ?

On peut être tenté de penser qu’il suffit de publier du bon contenu et que les gens viendront à nous naturellement.

C’est une option mais elle est risquée, incertaine et longue à mettre en place.

Les créateurs du web que vous admirez ont mis 10 années pour arriver là où ils sont.

Et certains ne sont même pas heureux de la destination.

Ils ont l’impression de s’être laissé emporter, mais c’est un autre sujet.

Le fait est qu’il n’y pas de succès fulgurant ou il concerne un nombre limité de créateurs.

Alors, pourquoi ne pas accélérer un peu les choses ?

Pour cela, une solution : vous confronter à ceux que vous voulez aider ou toucher.

Vous devez les comprendre mieux qu’ils ne se comprennent eux-mêmes. 

Aujourd’hui, vous avez de la chance, vous êtes à moins de 4 poignées de main de n’importe qui.

Grâce aux réseaux sociaux, vous pouvez facilement débuter une conversation.

Où aimez-vous allez sur Internet ? Sur Insta ? Sur des groupes Facebook ? Sur Linkedin ?

Il y a de fortes chances que ceux que vous voulez aider ou toucher fréquentent les mêmes cafés virtuels.

Ces conversations vous permettront d’attirer des clients. 

Elles vous inspireront de nouveaux services et créations.

Surtout, elles vont vous enrichir humainement.

2. Qu’est-ce qui me fait vibrer ?

La plupart de conseils en marketing oublient cette donnée fondamentale.

Le contenu est un jeu de long terme.

C’est un jeu aux retombées très incertaines.

Dans ces conditions, la seule option raisonnable est de se faire plaisir !

Vous imaginez-vous enregistrer des podcasts pendant 10 ans ?

Vous imaginez-vous filmer des vidéos YouTube pendant 10 ans ?

Vous imaginez-vous écrire une Newsletter pendant 10 ans ?

Choisissez le format (audio, vidéo ou écriture) qui vous procure le plus de joie !

Celui que vous pourrez tenir sur la durée.

À ce moment-là, je sais ce que vous pensez « Ester, mon problème c’est que j’aime tout !’

Je vais vous faire une confidence, je vous comprends très bien. Je suis comme vous !

Pour trancher, ajouter deux autres variables : le temps et l’impact.

Qu’est-ce qui vous demande le moins de temps ?

Qu’est-ce qui aura le plus d’impact sur votre activité à court et à long terme ?

Je vous concède que l’impact est difficile à évaluer.

Ici c’est une question d’intuition et de prise de risque.

J’ai l’intuition que ma Newsletter sera un pilier de mon activité.

Je sais que je risque les spams, je sais que les gens lisent moins, mais au plus profond de mon âme je sens que c’est mon format.

Et puis mon taux d’ouverture à 40% contre 3 à 10% en moyenne me conforte.

Parfois, il faut savoir être rationnellement déraisonnable.

3. Comment j’optimise la diffusion ?

Je l’ai compris un peu tard.

J’ai un peu honte car je suis une professionnelle du marketing.

La diffusion compte autant voir plus que la création !

Votre contenu peut être excellent si vous n’en faites pas la promotion, il passera inaperçu.

2 millions de blogs sont publiés chaque jour sur Internet.

Et je ne compte pas le nombre de posts, vidéos et podcasts.

Et tout ça ne fait que commencer !

Dans ces conditions, vous devez être attentif à deux choses :

– produire du contenu unique !
– vous assurez que vous n’êtes pas en train d’entretenir un monstre.

Je m’explique.

Toutes les plateformes (Linkedin, Facebook, Youtube, Google) sont en guerre pour l’attention.

Elles ont besoin de créateurs qui ne cessent de produire, produire, produire du contenu.

Pourtant, elles leur reversent très peu de leurs gains.

Ils nous font même payer pour promouvoir le contenu qu’on crée.

Dans ces conditions, il faut toujours – toujours garder en tête : qu’est-ce que j’y gagne ?

Est-ce que je produis du contenu durable ?

Est-ce que je surfe sur la dernière tendance pour faire du putaclic ?

Un contenu durable est ce qu’on appelle un « contenu evergreen ».

Vous pouvez le lire dans 10 ans, il sera toujours d’actualité.

Il est intemporel. Je veille à produire ce type de contenu.

Les posts sur les réseaux sociaux sont importants.

Ils peuvent booster votre visibilité et vous apporter des opportunités.

Mais ils sont éphémères et vous n’êtes pas à l’abri d’un changement de l’algorithme.

Dans ces conditions, la meilleure stratégie tient en deux mots : équilibre et diversification.

4. Comment je nourris mes relations ?

Un bon contenu doit toucher et servir ceux que vous voulez aider.

Mais vous ne cherchez pas l’homme de votre nuit.

Vous voulez vivre le grand amour.

Vous voulez que vos clients soient tellement satisfaits qu’ils vous recommandent.

Le bouche-à-oreille et la fierté sont votre meilleur marketing.

Dans ces conditions, posez-vous toujours la question : comment je nourris mes relations ?

Est-ce que je les invite à suivre une Newsletter ?

Est-ce que je les invite à rejoindre un groupe privé ?

Est-ce que j’organise des rencontres physiques ?

La seule limite est votre imagination !

L’essentiel est de grandir avec ceux que vous aidez.

Le plus important : amusez-vous, prenez-soin de vous et de vos rêves.

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