En 2013, 35 personnes ont accepté de participer à une expérience

On leur a demandé de choisir entre :

  • recevoir immédiatement un choc brutal, 
  • attendre un choc plus léger mais imprévisible

La certitude douloureuse ou l’incertitude clémente ? 

À votre avis, qu’ont-ils choisi ? 

Avant de vous donner la réponse, voici mon obsession : la gestion de l’incertitude. 

Notre monde est de plus en plus incertain. 

Le Covid est la première grande crise environnementale. 

Ce n’est certainement pas la dernière. 

En disant cela, je ne veux pas vous déprimer. 

Je veux simplement partager une prise de conscience que j’ai du mal à intégrer :

personne ne sait à quoi ressemblera notre monde. 

Ceux qui prétendent le contraire se mentent à eux-mêmes. 

Depuis que j’ai lancé l’activité, je n’ai jamais eu de visibilité à plus de deux mois. 

Mon agenda se remplit au fur et à mesure. 

Jusqu’à présent j’ai été assez “passive”. 

Quand je me suis lancée, j’avais une destination en tête, mais rien ne s’est passé comme prévu !

De ce fait, j’interviens pour des clients et des missions très variées : 

  • animation d’ateliers, 
  • conférencière sur l’influence des réseaux sociaux, 
  • conseil en stratégie marketing, 
  • coaching en lancement d’activités, 
  • écriture. 

Le point commun : l’entrepreneuriat, la transmission, le marketing et des clients au TOP. 

J’aime autant accompagner une artiste qu’une startup tech spécialiste des réseaux sociaux. 

J’apprécie aussi la richesse des accompagnements individuels. 

Et j’adore créer du contenu pour apprendre et m’amuser !

Pourtant, parfois je suis épuisée intellectuellement de jongler avec autant de projets. 

Dans ces moments, je me dis que je devrais me spécialiser.

Ma vie serait plus simple  !

En même temps, je sens que cela ne me correspond pas. 

J’ai essayé de comprendre pourquoi j’ai pensé que la spécialisation était LA réponse. 

La spécialisation répond à la peur de l’incertitude. 

J’ai aussi compris que nous n’étions pas faits pour vivre sans certitudes. 

Et oui – la  majorité des 35 participants ont choisi de recevoir immédiatement un choc brutal. 

Ils préfèrent l’option la plus douloureuse juste pour se débarrasser du problème.  

Nous préférons vivre avec le diable connu que l’ange inconnu. 

J’ai donc essayé de trouver des certitudes auxquelles me raccrocher.

La spécialisation n’est pas la bonne réponse à mon besoin. 

Elle me permettrait d’identifier plus facilement des clients potentiels. 

Elle me permettrait d’être plus « identifiable » sur le marché. 

Mais la spécialisation ne changera rien à l’incertitude. 

D’un point de vue matériel, il y a deux réponses à l’incertitude : 

👉 Pour un entrepreneur, développer de la récurrence est le moyen de gagner en sérénité, 

👉 Pour un salarié, il s’agira de diversifier ses sources de revenus

D’un point de vue plus philosophique, il s’agit d’acquérir d’autres certitudes tout aussi importantes. 

Que pouvons-nous “contrôler” indépendamment des circonstances  ? 

Nous pouvons contrôler : 

  • nos réactions face aux évènements extérieurs, 
  • notre confiance en notre capacité à rebondir, 
  • nos valeurs
  • le type de relations que nous cherchons à développer, 
  • le temps que nous nous accordons
  • notre aptitude à dire oui peu importe les évènements. 
  • notre aptitude à dire non à ce qui nous oppresse. 

Il existe différents “outils” pour apprendre à acquérir cette intelligence sociale. 

Je  classe dans l’ordre de mes préférences : 

  • le théâtre d’improvisation, 
  • la méditation, 
  • la philosophie,
  • l’action 

Tout ce qui nous ramène à l’instant, notamment la création, est un bon moyen de mieux vivre l’incertitude.

De toute façon peu importe l’outil, le seul moyen d’accepter l’incertitude est de :

  • développer sa conscience, 
  • savourer ce qui est 
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