Avez-vous déjà eu l’envie d’agir sans jamais passer à l’action ?

Vous est-il déjà arrivé de chercher des excuses ? 

De sans cesse repousser une tâche vous plaçant dans l’inconfort ? 

Bienvenue au club des “j’ai envie MAIS…”

C’est exactement ce que j’ai ressenti ces dernières semaines. 

Et j’étais d’autant plus embêtée que cela me mettait en position de

“faites ce que je dis, mais pas ce que je fais”. 

Or, j’ai côtoyé trop longtemps des personnes affichant des convictions et ne les

appliquant pas pour que cela ne me mette pas en colère.

J’étais en colère. 

Vous remarquerez que cela m’arrive souvent. 

Je le souligne, car c’est un élément important pour comprendre la suite. 

Je n’en voulais pas aux autres. 

J’étais furieuse contre moi-même. 

Mon incapacité à passer à l’action me frustrait terriblement;

Le problème est que plus j’étais frustrée et moins j’agissais. 

Je voyais bien cette spirale s’enclencher. 

Pour ne rien arranger, j’étais confrontée à une difficulté professionnelle. 

Je ne comprenais pas pourquoi malgré un plan d’action balisé, mon client reculait. 

J’avais épuisé tous mes outils.

Mes idées devenaient de moins en moins adaptées. 

Pour nous sortir de l’impasse, il fallait vraiment trouver une alternative. 

J’ai donc tenté un coup de poker : l’exercice d’empathie. 

Quand on contacte régulièrement des inconnus pour échanger et qu’on écrit sur le web depuis 3 ans, on a du mal à s’imaginer l’émoi des premières fois.

J’ai l’habitude. Et l’habitude rend les choses plus faciles. 

Je voulais ressentir l’émotion d’une première fois pour mieux comprendre le blocage. 

Du coup, j’ai repensé à cette expérience que je repoussais, mais que je voulais vivre. 

Oui, il y a des premières fois à éviter. 

On l’apprend avec les années. 

Du coup, j’ai décidé de tourner et de publier ma première vidéo.

C’est un détail pour vous, mais c’était un gros frein psychologique pour moi ! 

Cela fait des mois que je me cache derrière les excuses suivantes :

  • mon médium est l’écriture, 
  • la vidéo ce n’est pas mon truc,
  • je n’y connais rien,
  • je n’ai pas les outils, 
  • je ne dois pas me disperser…

La liste des bonnes excuses pourrait s’allonger à l’infini. 

Pourtant de l’autre côté, j’avais vraiment envie de tester l’exercice.

Je perçois le basculement d’une société de l’écrit vers l’oralité. 

Je ne suis pas de celles qui le regrettent. 

Je sais que l’écriture ne disparaîtra pas. 

Pour moi, la vidéo est un moyen complémentaire de diffuser ses idées, d’humaniser le message et d’ajuster ma pédagogie.

Du coup, j’ai publié ma première vidéo sur YouTube sur un sujet qui me tient à cœur : l’écriture digitale. 

Cette première fois m’a rappelé quelques grandes vérités de la vie. 

Je tenais à vous les partager : 

Nos mécanismes de défense peuvent nous pourrir la vie 

Il existe 4 grands mécanismes de défense : 

  • la procrastination = toujours repousser à plus tard, 
  • le déni = ignorez la réalité, 
  • le rejet = imputer aux autres sa propre responsabilité, 
  • l’intellectualisation = vouloir anticiper tous les scénarios avant d’agir. 

En général, nous avons tous notre préféré. 

Je vous laisse deviner le mien et trouver le vôtre. 

Ces mécanismes nous empêchent d’avancer. 

Et en avoir conscience ne résout pas véritablement le problème. 

Avoir conscience de ses freins n’est pas suffisant 

En général, nous connaissons nos freins. 

Pendant des années, j’ai été lucide sur mon anorexie, ce n’est qu’après avoir atteint

un point de rupture que j’ai réellement décidé de guérir. 

J’étais conscience des excuses pour ne pas faire de vidéo et je ne la faisais

pas. 

Cela nous amène au troisième point. 

Les 4 bottes-fesses pour agir 

Voilà quatre moteurs à l’action : 

  • L’urgence : quand on ne peut plus faire demi-tour, on avance
  • La colère : l’énervement est un puissant aphrodisiaque 
  • La fierté : l’euphorie de dépasser ses limites. 
  • L’engagement : la volonté de cohérence vis-à-vis des autres et de soi. 

Il en existe d’autres : la maladie, un divorce, une rupture, le désir, la revanche…

Ils sont davantage tournés vers l’extérieur. 

Quoi qu’il en soit, identifier son moteur peut nous faire agir.

Si je sais que mon moteur est l’engagement, je vais m’engager auprès d’une personne

je vais tourner la vidéo et la publier cette semaine. 

Bonus : tout le monde s’en fout ! 

Dernier enseignement essentiel : nous surestimons les conséquences de nos actions. 

Nos peurs sont à 99% imaginaires. 

Ma vidéo a fait 79 vues – 40 spectateurs. 

C’est cool quand on sait à quel point une rencontre peut marquer une vie.

Toutefois, cela permet de relativiser. 

La dure réalité d’Internet est que la majorité des gens se foutent de nos posts, vidéos, articles, tweets et commentaires… 

Pourquoi continuer me direz-vous ? 

1. Parce qu’aider une personne et lui transmettre ce qu’on a appris, c’est une belle récompense ! 

2. Parce que j’adore le challenge intellectuel et partager mes idées. 

La prochaine fois que vous avez envie d’agir, identifiez votre botte-fesse et surtout ne réfléchissez pas (trop) ! 

 

 

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