Pour rappel, voici ma thèse : L’information est devenue dangereuse. Pour préserver son bien-être, une déconnexion s’impose. Il ne s’agit pas de partir en retraite ou de supprimer les réseaux sociaux comme on l’entend souvent. Je vous présente mon approche.

Temps de lecture : 4 minutes

Dans cet article, nous verrons :

  • Partie 2. En quoi les approches dominantes de la déconnexion sont inadaptées,

  • Partie 3. Mon approche : intégrer des espaces de vide dans son quotidien

II. Les approches de la déconnexion sont trop radicales

La déconnexion totale n’est pas une option viable

Cal Newport est devenu une figure de proue du mouvement pour la déconnexion.

Dans son livre Digital Minimalism, il prône un retour à un usage limité d’Internet et des réseaux sociaux. Il nous invite à supprimer les réseaux sociaux de nos téléphones.

Dans la même veine, d’autres influenceurs américains comme Tim Ferris nous invitent à ne plus suivre l’actualité. Ces approches sont certes efficaces pour réduire le temps passé derrière les écrans.

Toutefois, elles sont trop radicales. Elles accusent les entreprises opérant dans les nouvelles technologies (Google, Amazon, Facebook et Apple) de tous les maux sans questionner notre part de responsabilité individuelle et collective.

Elles oublient les effets positifs qu’ont eu ces plateformes pour encourager  l’apprentissage, la mise en relation et l’esprit d’entreprise.

La technologie n’est pas le vrai problème

Internet et les réseaux sociaux sont pointés du doigt comme étant les nouveaux diables.

Il n’y a qu’à regarder le documentaire « Derrière nos écrans de fumée » diffusé sur Netflix.

On voit s’enchaîner des montages dramatiques pour dénoncer les ravages des réseaux sociaux.

Ce qui est assez drôle c’est que le producteur de ce documentaire est Netflix.

Or Netflix est réputée pour ses procédés addictifs (enchaînement des séries, offre illimitée) !

A ce moment-là, vous devez vous demander : quel est donc leur intérêt ? Et bien, justement ils veulent capter notre attention ! Hilarant non ?

Pas vraiment, car ce type d’analyse caricaturale met le voile sur le vrai problème.

Le vrai problème c’est notre psychologie et notre incapacité à accepter l’inconfort, l’ennui et la solitude.

Les réseaux sociaux jouent sur ces vis mais ne les créént pas.

Aucune étude n’ a montré de relation claire entre l’anxiété et l’utilisation des réseaux sociaux.

Souvent les articles qui font la une des médias mettent en avant un lien de cause à effet : les gens sont sur les réseaux sociaux alors ils sont plus anxieux.

Le lien de causalité n’est pas si évident. On peut aussi penser que les gens les plus anxieux vont davantage sur les réseaux sociaux.

C’est le paradoxe de l’oeuf et de la poule :  Ce n’est pas parce que x peut entraîner y que y est forcément lié à x.

Des chercheurs américains ont démontré que plus il y avait de divorces, plus les gens consommaient de la margarine. On voit que ça n’a pas de sens ! 

La corrélation entre la consommation de margarine et le taux de divorce

Pour être plus précis, il faudrait effectuer des études sur la durée mais ce type d’études est onéreux et plus difficile à implémenter.

Que faire pour contrer les méfaits de l’ultra-connexion ?
La seule alternative à cette déconnexion totale, serait la déconnexion ponctuelle.

On voit fleurir partout des stages de « digital detox » dans des lieux isolés sans connexion souvent hors de prix. Pour être honnête, j’ai longtemps été adepte de cette approche. Elle est séduisante sur le papier.

Et une fois qu’on s’est inscrit au stage, nous sommes certains de couper. 

Cette déconnexion fait énormément de bien. Tous ceux qui sont déjà partis en stage ou en retraite savent à quel point l’énergie du groupe et le changement d’environnement ont un effet euphorisant.

Souvent, on revient plein de bonnes intentions. Je ne compte plus les promesses que je me faisais à mon retour de retraite. J’allais revoir profondément mes habitudes et revoir mon usage de la technologie et des réseaux.

Malheureusement, ces résolutions ne tenaient pas. Passée, l’euphorie des premiers jours ma curiosité reprenait le dessus. Par ailleurs, en tant que créateur et enfant du web j’aime partager mes idées sur les réseaux, Youtube me sert de centre de formation et j’aime m’informer sur Internet.

Le problème ce n’est jamais la technologie mais mon usage.

Ni la déconnexion définitive ni la déconnexion ponctuelle n’apportent de réponses à ce niveau.

Il ne me restait alors plus qu’une seule solution : développer ma propre approche.

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Dans mon prochain article publié ici, nous verrons mon approche de la déconnexion. 

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