Pour rappel, voici ma thèse : L’information est devenue dangereuse. Pour préserver son bien-être, une déconnexion s’impose. Il ne s’agit pas de partir en retraite ou de supprimer les réseaux sociaux comme on l’entend souvent. Je vous présente mon approche.

Temps de lecture : 4 minutes

Dans cet article, nous verrons :

  • Partie 3. Mon approche : une consommation consciente et du vide

III. Mon approche : une consommation consciente 

Cette approche repose sur 4 principes.

D’apparence, ils sont simples à mettre en oeuvre, mais la réalité est souvent complexe, n’est-ce pas ?

Principe n°1 : Profiter des bienfaits de la technologie

Nous vivons dans un monde ultra-connecté.

Cette connexion a des avantages indéniables.

Il y a 10 ans, je n’aurais pas pu lancer une activité intégralement digitale.

Aujourd’hui, je rencontre une majorité de mes clients grâce aux réseaux sociaux.

J’utilise internet et les réseaux pour tester mes idées, apprendre et diffuser ce que j’ai appris.

J’aime profondément le web et la technologie.

Je ne les considère pas comme des éléments séparés de la « vraie vie,

mais comme faisant intégralement partie de ma vie.

Pourtant, je dois bien avouer que je me suis laissé déborder.

Ma curiosité naturelle m’a joué des tours.

Mon passé de marketeuse et de consultante me poussait à vouloir collecter et à analyser l’information.

J’essaye de prévoir tous les scénarios. Très vite j’ai expérimenté la surcharge informationnelle.

Surtout, je n’étais plus en mesure de m’écouter.

Quand j’ai quitté le salariat, je m’étais promis de ne plus courir après des récompenses extérieures.

Je retombais dans le piège : j’agissais davantage pour nourrir mon image sociale que pour mes aspirations.

Principe n°2 : Plonger en soi

Pour retrouver de la clarté, j’ai écouté les conseils de mon instructeur en pleine conscience :

« si tu es perdu, la meilleure chose à faire est de rentrer en toi et de ne rien faire ».

J’ai donc tout coupé pendant deux semaines.

J’ai supprimé tous les réseaux sociaux et j’ai décidé de limiter ma consommation d’Internet au strict minimum pour mon travail.

Pendant ce temps, j’avais l’impression de revivre l’époque où les abonnements Internet comprenaient un forfait limité (#dinosaure).

Pour être honnête, au début, c’était compliqué émotionnellement. Toutefois, cela m’a fait un bien fou !

J’avais l’impression de reprendre le contrôle de mon temps.

Pendant cette période j’ai commencé le journaling. J’ai noirci des pages et des pages avec mes pensées.

En les lisant, je me suis rendu compte à quel point les premiers feuillets n’avaient aucun sens. Mais progressivement tout s’éclaircissait.

La couche de brouillard qui entourait mes actions se dissipait.

J’allais me concentrer sur ce qui me procurait la joie même si ce n’était pas le plus efficient ou si les autres prônaient l’inverse.

Suite à cette prise de conscience, une question me préoccupait : fallait-il de nouveau communiquer ?

Principe n°3 : Développer une consommation consciente

J’ai hésité à réintroduire les réseaux sociaux.

D’une part, j’avais peur de retomber dans l’excès et de supprimer les bénéfices de ma déconnexion.

D’autre part, l’exemple de la créatrice Alexandra Franzen m’avait démontré qu’il était possible de créer un business 100% digital sans les réseaux sociaux.

Pour ceux qui ne la connaissent pas, Alexandra Franzen est une auteure – formatrice – journaliste américaine qui écrit pour de grandes publications (Times, the Hunfington Post et Forbes) et propose des cours en ligne sur son site.

Elle gère un business prospère sans aucune présence sur les réseaux.

Alexandra Frantzen

Elle explique dans cet article les raisons de son choix. De quoi vous faire hésiter !

Après de longues tergiversations, j’ai décidé de revenir sur les réseaux sociaux, mais à ma façon.

Plusieurs raisons ont motivé ce choix :

  • Je crois fermement au pouvoir des réseaux pour provoquer la sérendipité.

C’est grâce à Internet que j’ai rencontré l’artiste le graveur fou avec qui je collabore.

Cette rencontre m’a permis d’exposer en galerie un an après avoir lancé mon activité. N’est-ce pas incroyable ?

Et ce n’est pas la seule rencontre magique que j’ai effectuée grâce aux réseaux sociaux !

  • Les réseaux sociaux permettent de tester rapidement un concept et de développer une activité autour.

J’ai commencé à publier des posts sur Quora pour partager mes questionnements existentiels.

Au bout de quelques mois, j’avais atteint 360 000 vues et décroché le titre de meilleur auteur.

Surtout, des acteurs du développement personnel m’ont contactée pour que j’écrive pour eux.

J’ai réalisé que des personnes étaient prêtes à acheter ma plume !

Cela m’a permis de signer mes premiers clients et d’acquérir de l’assurance pour lancer mon activité.

Aujourd’hui, alors que j’ai pivoté sur l’accompagnement, des personnes découvrent mes services grâce à mes publications.

  • Je me sers de Youtube, de Wikipedia et de Linkedin pour apprendre et me confronter à des idées contraires.

J’ai fait de très belles découvertes intellectuelles comme les travaux de René Girard ou Hannah Arendt.

Je me suis formé à l’investissement financier !

Et quand je veux me faire une opinion, je les utilise pour identifier les avis opposés et développer une pensée nuancée.

Restait encore la question : comment ces technologies peuvent-elles servir mes aspirations ? Comment ne pas tomber dans le piège de l’ultra-connexion et m’écouter d’abord ?

Partir en retraite est un médicament efficace de façon ponctuelle, mais cela n’a jamais résolu ce défi.

La vie m’a appris que le vrai changement s’inscrit au quotidien.

La première chose à faire quand on veut changer un comportement est d’auditer l’existant, de faire le tri et d’éliminer.

C’est ce que j’ai fait.

A ce niveau, je dois dire que le 15 jours de déconnexion totale m’ont facilité la tâche.

Aussi :

  • Je me suis désinscrite des  Newsletters de personnes ayant la même activité,
  • J’ai supprimé les canaux de communication anxiogènes : les groupes whatsapp, Facebook qui poussent à l’instantanéité,
  • J’ai fixé des limites, je suis restée abonnée à une dizaine de newsletters (j’en lis 6 régulièrement, les autres en dilettantes) qui sont mon canal préféré d’information. En ce qui concerne les réseaux, j’ai supprimé Instagram et Facebook de mon téléphone. De ce fait, je n’y vais que très rarement. Pour Linkedin et Twitter, je me suis fixé une limite de 1h de consultation par semaine. Pour tenir cet engagement, je n’utilise pas de bloqueurs (les plus populaires sont Cold Turket Blocker ou Focus) – je mets simplement un timer quand j’y vais et j’utilise Buffer pour publier mes posts.
  • Je suis plus rigoureuse quant à la sélection de mes sources d’information (principalement des livres) et à l’organisation des informations. Je suis en train de construire une formation où je présenterais ma philosophie. Restez connecté !

Voilà, c’est tout. Ces petites choses ont une un grand impact. Mais je dois avouer que ce qui a eu le plus d’effet est de rajouter du vide !

Principe n°4 : Réintroduire des moments de connexion à soi au quotidien

A ce niveau, j’ai suivi le conseil de Bryan Johnson, l’instructeur de ma formation de coaching :

« commence par quelque chose qui te parait ridicule et extrêmement simple ».

J’ai commencé par :

– 5 minutes de méditation,

– 5 minutes de marche,

– 5 minutes de journaling par jour.

Vous vous demandez : en quoi ces 15 minutes peuvent changer les choses ?

Et bien, détrompez-vous, ces quelques minutes peuvent tout changer.

L’important ce n’est pas la durée, mais la dynamique.

En plus l’objectif paraît tellement accessible qu’il est difficile de le rater.

Et puis rapidement ces 15 minutes se sont transformées en une heure.

Réintroduire des moments sans sollicitations extérieures permet de rester en lien avec ses aspirations et de ne pas se laisser happer par les désirs des autres.

Pour autant, je ne suis pas hermétique à mon environnement !

Ma philosophie ne vise pas à couper les ponts avec le monde extérieur et à me priver de toutes les influences.

Cela serait illusoire et dangereux.

Par contre, cette approche me permet de préserver son intégrité cognitive.

Aujourd’hui, pour la première fois de ma vie, je me sens en paix avec moi-même et avec le monde.

Je suis moins réactive aux informations extérieures et je ne cours plus après la réussite (#l’histoire de ma vie).

Le fait de créer des espaces de vide m’a permis de me concentrer et de faire ce qui me tient à coeur (apprendre, écrire et accompagner).

Et vous, avez-vous réussi à identifier et à avancer vers votre essentiel ?

.